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de la SaintéLyon®

Retour sur 65 ans d’aventure

L’histoire de ce raid extrême, disputé de nuit, en hiver, sur une distance d’une soixantaine de kilomètres se confond avec celle de la course à pied moderne. Que de chemin parcouru depuis l’époque ou les organisateurs du CT Lyon se frayaient un passage parfois à ski (les hivers étaient plus rudes, alors…), au milieu de la neige et des ronces, avec une poignée de courageux randonneurs, quelque part au dessus de Sainte-Catherine.

Naissance de la SaintéLyon® – 1951

Les cyclotouristes Stéphanois et le «Cyclotourisme Lyonnais» créent une randonnée pédestre hivernale de 60km, organisée sur 2 jours en alternance entre Saint-Etienne et Lyon, via le GR7. Les premiers participants doivent venir à bout des 64 bornes de ce raid nocturne.

A l’époque, ils ne sont que quelques-uns à tenter l’aventure, arborant chaussures de montagne et sacs à dos. Le raid s’effectue sur deux jours avec coucher dans une auberge à Sainte-Catherine. L’objectif essentiel est alors le maintien de la forme des cyclotouristes lors de la saison hivernale.

L’épreuve évolue et s’organise au fur et à mesure des éditions. La participation grandissante entraîne le chronométrage du raid sur une seule nuit, qui devient ainsi une compétition de marcheurs (interdiction de courir sous peine de disqualification) sur un parcours de 63,2 km.

Personne n’imaginait alors qu’il était possible de relier les deux grandes métropoles régionales en courant sans interruption. En quelques années, les temps réalisés passent de 9h à 7h30, un chiffre symbolique, puisqu’il représente le temps mis par la diligence pour relier Lyon à Saint-Etienne au siècle dernier.

Fin des années 1970

L’émergence du jogging et des épreuves en «style libre» dû pour une large part à l’apparition de  chaussures amortissant mieux les chocs et à la diffusion des méthodes modernes d’entraînement, sonnèrent le glas de la marche.

En 1977 : Les concurrents sont autorisés à courir.
En 1978 : Michel DELORE, sportif, journaliste et écrivain, qui remporte l’épreuve 8 fois entre 1970 et 1980 va alors établir le record de la distance en courant, à 5h20.

Les années 80

Surfant sur la mode du jogging et du survêtement, la SaintéLyon atteint un record de participation avec plus de 4000 concurrents (marcheurs et coureurs). Mais c’est également l’édition qui atteint des records d’abandons. Seulement 40% des participants franchissent la ligne d’arrivée.

1990

Cette édition va marquer les esprits et une transition. A minuit, il commence à neiger au départ à LYON et la couche de neige atteint rapidement 70 cm au col de la Gachet. Impossible dans ces conditions de garantir les secours et l’acheminement des ravitaillements.
Les organisateurs décident d’arrêter la course à Sainte-Catherine, mais 80 concurrents continuent malgré tout et franchiront en héros la ligne d’arrivée à Saint-Etienne.

1991

Les organisateurs créent les formules relais et Pascal Lavault établit le nouveau record de l’épreuve en 4h21’ 40’’. L’épreuve se modernise et se dispute désormais systématiquement entre Saint-Etienne et Lyon, avec un départ à minuit et un délai maximum de 15 heures.

1994

2000 coureurs sont au départ et Franck Proîetto établit un record aujourd’hui invaincu de 4h19. Béatrice Reymann avait porté le record féminin (toujours inégalé) l’année précédente à 5h09.

1995 – 2000

Pour des raisons logistiques et de sécurité, l’épreuve est organisée tous les 2 ans. Jérôme Trottet remporte les 3 dernières éditions (1997, 1999 et 2001).

2001

Conscient du potentiel et des exigences d’un tel événement, le CT Lyon, club organisateur de l’épreuve depuis l’origine, décide de s’adjoindre les services d’Extra Sports afin de donner une toute nouvelle dimension à l’épreuve, qui se déroulera de nouveau chaque année (3000 coureurs au départ)

2002

3 500 participants au départ. Associée au Téléthon, L’épreuve bénéficie d’une nouvelle dynamique et d’une très bonne couverture médiatique. Jérôme Trottet signe sa 4éme victoire en solo.

2003

Record de participation battu avec plus de 4 500 participant

2004

Un nouveau site de départ à St Etienne (ParcExpo Hall B) et d’arrivée à Lyon (Palais des Sports de Gerland) confèrent à l’événement une dimension nationale et l’arrivée via le parc de Gerland portant la distance totale à 68Km. 5 000 participants.

2005

Record battu avec 5 800 participants. Malgré un plateau très relevé (Philippe Rémond, notamment), Jérôme Trottet fait son come-back et gagne une cinquième fois.

2006

Record absolu avec 7 500 participants, pour une édition à guichets fermés et un plateau de rêve, Philippe Rémond terrasse Gilles Guichard et prend sa revanche sur un Jérôme Trottet courageux. Chez les féminines, la spécialiste Corinne Favre marque le pas sur les derniers kilomètres urbains et cède la première place à la récidiviste Brigitte Bec.

2007

Nouveau record de participation avec 8 200 coureurs. Franck Proietto, après un long silence de treize ans depuis sa première victoire en 1994, remporte une course rendue difficile par la boue qui recouvrait les chemins des Monts du Lyonnais.
Les favoris, Jérôme Trottet et Philippe Remond respectivement vainqueurs en 2005 et 2006, ont vite compris que leur niveau de forme ne leur permettrait pas de rivaliser avec le futur vainqueur. Ils préféreront l’un et l’autre abandonner au dernier relais à Soucieu-en-Jarrest à l’issue de course poursuite de 45 km. Karine Herry sera plus tenace mais pas mieux récompensée car elle laisse la victoire à la surprenante villeurbannaise Catherine Dubois.

2008

9 200 participants ont pu obtenir le précieux sésame pour participer à la SAINTELYON. Grâce au soutien de la Région Rhône-Alpes, la SAINTELYON a inauguré le gobelet réutilisable et la patrouille verte. Elle a ainsi renforcé son image d’éco-événement. Fabien ANTOLINOS et Sonia FURTADO donnent un coup de jeune au palmares de l’épreuve en remportant chacun pour la première fois une course particulièrement relevée et rendue difficile par la boue omniprésente dans les Monts du Lyonnais.

2009

Succès phénoménal avec 10 000 participants et des inscriptions closes des semaines avant l’événement. Christophe Malardé remporte sa plus belle victoire malgré un plateau de très haut niveau. La championne de France de Trail Maud Giraud clôture en beauté une incroyable saison.

2010

La Saintélyon 2010 restera dans les mémoires comme une édition d’anthologie avec des conditions hivernales inédites. Après 20 ans d’absence plus de 40 cm de neige recouvrent le parcours, et des températures polaires s’installent pour la semaine. Le décor, encore plus féérique grâce à une nuit claire et une neige immaculée, enchante les sens mais la neige profonde par endroit et piégeuse sur la fin de parcours rend la progression des coureurs plus délicate. A l’issue d’une course longtemps incertaine c’est Denis Morel, champion de France des 24 heures, qui franchit la ligne d’arrivée à Gerland en 5h 18, devançant de peu Emmanuel Gault, une nouvelle fois dauphin de l’épreuve, Chez les Féminines, Maud Giraud Gobert ne laisse en revanche aucune chance à ses poursuivantes. Enfin, la première édition de la SaintExpress couronne Oswald Cochereau et Fleur Carron l’emporte côté féminines.

2011

11500 participants au départ sur les différentes formules. Retour à des conditions climatiques plus classiques mais un vainqueur d’exception avec Eric Clavery, champion du monde de trail en titre qui s’impose devant Manu Gault, une nouvelle fois deuxième de l’épreuve, après un beau mano à mano avec Thierry Breuil. La première édition de l’Endurance Films Festival créé l’événement avec son parrain : Kilian Jornet.

2012

La saintélyon connait de nouveau des conditions hivernales très difficiles (congères de neige sur le versant stéphanois et verglas sur le versant lyonnais) occasionnant une progression complexe, de nombreuses chutes et abandons. Abonné à la deuxième place, Manu Gault se présente enfin en vainqueur au palais des Sports, signant là une de ses plus belles victoires. 2012 signe aussi le retour au premier plan de la Lyonnaise Cathy Dubois, qui s’impose de nouveau, 5 ans après la victoire qui l’a révélée.

2013

Pour sa 60ème édition, la Saintélyon innove avec la première édition de la Saintésprint, un format 22 km, et en concentrant l’ensemble de son village accueil à Lyon. Une édition événement qui voit la réalisation d’un livre anniversaire retraçant 60 d’histoires sur la plus ancienne des courses nature françaises. Un nouveau record de participation est atteint avec plus de 13000 participants. Malgré la présence d’un plateau exceptionnel, c’est un inconnu qui s’impose sur le grand parcours rallongé à 75 km en 5h 32 : Benoit Cori. Il ne s’agit pas d’un accident, il fera désormais beaucoup parler de lui. Sur cette distance reine, Maud Gobert signe son retour et une nouvelle victoire chez les féminines.

2014

Une vraie édition hivernale avec de la boue, du vent et des températures négatives Pour cette dernière édition au Palais des Sports de Lyon, on assiste à la première arrivée au sprint au terme des 72 km du grand parcours. Finalement, c’est Patrick Bringer qui signe une de ses plus belles victoires avant de clore sa carrière, devant Manu Gault, recordman des 2emes places avec 4 places de dauphin. Maud Gobert est en passe d’établir une nouveau record chez les féminines avec une 4ème victoire.

2015

La Saintélyon s’installe dans les 17 000 m2 de la somptueuse Halle Tony Garnier et inaugure un village Trail Running de 2500 m2. Un nouveau record de participation est atteint avec près de 15000 inscrits. Sur un parcours durci par le passage à un nouveau point culminant au signal de Saint-André la Côte, Benoit Cori, favori après sa domination aux Templiers, partage finalement la victoire avec Nicolas Martin. Toujours sur le grand parcours, la jeune et prometteuse Corail Bugnard créé la sensation côté féminin. Manu Meyssat signe son retour en s’imposant sur la SainteExpress.

2016

17 000 concurrents inscrits avec la création d’une nouvelle formule courte de 12 km : la Saintétic.
Sur l’épreuve reine de 72 km, qui regroupe le plus grand nombre de participants avec plus de 6 000 coureurs au départ, c’est Manu Meyssat qui l’emporte enfin au terme d’une course à suspense et signe une des plus belles victoires de sa carrière.
Chez les féminines, Juliette Benedicto l’emporte de 36 secondes seulement devant Sylvaine Cussot, une nouvelle fois deuxième.

2017

Les 17 000 concurrents engagés sur 7 formules (dont 7 000 solos sur la formule reine de 72 km) auront donc eu droit à leur part de mythe, comme les pionniers de la première édition en 1952, ou d’autres éditions épiques comme 1990 ou plus récemment 2010. Le long serpent de frontales n’est jamais aussi beau que sur fond blanc, avec la lune en renfort. Une course magique mais rendue plus difficile par des températures négatives, renforcées par un vent du nord soutenu et des portions glissantes. La SaintéLyon 2017 confirme donc son statut d’épreuve très populaire, rendez-vous culte de fin de saison, et continue d’exercer un pouvoir d’attraction particulier pour l’élite comme pour le coureur anonyme.
Emmanuel Meyssat confirme et s’impose à nouveau en 5:18:01, devant Jérémy Pignard et Benoit Cori.
Caroline Chaverot remporte la 64ème édition en solitaire avec vingt minutes d’avance sur sa poursuivante Jennifer Lemoine.

2018

Les 17 000 concurrents engagés sur 7 formules (dont plus de 7 000 solos sur cette formule reine de 81 km) ont rencontré des conditions très différentes de celles de  2017, où la neige et le froid s’étaient invités et avaient durci la course. Ce fut sans doute pire cette année. Malgré des températures clémentes au départ, une pluie quasiment permanente, d’abord faible et intermittente puis devenant soutenue en cours de matinée ainsi qu’un vent fort et froid ont accompagné les coureurs dès 0h00. Après la neige et le verglas, c’est donc un terrain gras et des conditions très fraîches et humides qui attendaient les coureurs dès les premiers sentiers. Et ces conditions s’accentuaient au fur et à mesure du temps et des kilomètres.

Sur l’épreuve inédite des 81km, Guillaume Porche tentait un coup de force dans la portion la plus difficile du parcours jusqu’au ravitaillement de Saint-Genou le Camp et prenait 5 mn d’avance sur ses deux poursuivants, Romain Maillard et Thibault Garrivier. Il résistera et conservera  son avance sur les 45 derniers km jusqu’à l’arrivée à Lyon où il s’impose en 6h 26.

Côté femmes, suite au forfait de la tenante du titre et Championne du monde de Trail 2017 Caroline Chaverot, la course semblait très ouverte. On retrouvait donc en tête à Sainte-Catherine un trio surprise composé de la russe Aigul Mingazoca, suivie par la Française Chrystelle Lambert et une autre russe, Alexandra Morozova. A Saint-Genou le Camp, les françaises Claire Mougel et Sylvaine Cussot se rapprochait de la russe Aigul Mingazoca, toujours suivie par Chrystelle Lambert.

2019

Après les importantes chutes de mi-novembre, on avait cru un moment avoir la neige sur le parcours. Ce fut, à l’instar de l’édition 2018, la pluie et le froid qui marquèrent une nouvelle cette 66eme édition. La doyenne et la plus grande course nature française, a subi les assauts d’un hiver que les prévisionnistes avaient annoncé précisément pour ce week-end.
Sur les 44 km de la SaintExpress, les coureurs ont été relativement épargnés par ces conditions. Le marocain Aziz YACHOU l’emporte facilement en 03:11:08 devant Edouard Dupas et Arnaud Jacquin. La toulousaine Marie PERRIER s’impose également facilement côté femmes en 03:42:32, avec plus de 20 mn d’avance sur ses poursuivantes Manon BESSON et Laure Desmurs, vainqueur sortante sur cette distance.
Deuxième l’an passé derrière Guillaume Adam, le lyonnais Hugo Altmeyer accroche cette année la victoire sur la SaintéSprint en 01:33:02 après avoir parfaitement géré sa course. Caroline Lafaye s’impose chez les femmes au sprint en 01:58:47 devant la suisse Linda Brütsch.

Sur la course reine de 76 km, c’est à Soucieu en Jarrest que la partie s’est jouée, Cédric Fleureton semble prendre le large avec plus de 2 mn d’avance sur Romain Maillard et près de 9 mn sur Baptiste Chassagne, qui a repris la 3ème place. Cédric Fleureton, impérial, allait alors creuser l’écart jusqu’au bout, s’imposant en 05:54:17. Un temps synonyme d’une véritable performance sur un parcours rendu extrêmement difficile par les conditions atmosphériques. Mais derrière les choses vont bouger, puisque Manu Meyssat signait une spectaculaire fin de course, en prenant finalement la deuxième place en 06:02:14, devant Romain Maillard et Baptiste Chassagne.

Côté femmes, c’est la grande favorite Camille Bruyas, qui a notamment remporté le Swiss Canyon Trail et pris la 3ème place de la CCC en 2019, qui s’impose logiquement en 06:54:00, après avoir pris le dessus sur ses concurrentes sur la seconde partie du parcours. Elle devance de plus de 30 mn Sandrine FLECHET et Lucie JAMSIN.

Enfin, la SaintéLyon inaugurait sa première formule Ultra de 152 km, la LyonSaintéLyon. 300 coureurs étaient partis samedi matin de Lyon à 9h30. On a cru un moment que le spécialiste de l’Ultra Christophe Le Saux, très à l’aise sur la première moitié du parcours, pourrait l’emporter. Mais c’est finalement le jeune parisien Alexandre Boucheix, vainqueur du MAD Trail de Valmorel 2018 qui remporte cette première édition officielle de l’aller-retour devant l’australien Benjamin Hall, en 16:44:18, dont un retour en moins de 7h (6:58).

2020

A un peu plus de 50 jours de l’événement, la situation sanitaire ne cessant d’empirer et les restrictions de se durcir, avec grand désespoir l’organisation prend la décision d’annuler l’édition 2020.

Avec cette annulation, ce sont des mois de travail et de préparation qui s’effondrent, entre le traçage du parcours, la communication, le recrutement d’exposants pour le salon du Trail running, les multiples réunions, les nombreux frais engagés, la préparation de nombreux contre scénarios …

« C’est bien sûr une grande déception pour toutes les personnes engagées dans ce grand projet qu’est la SaintéLyon : nos bénévoles, partenaires, collectivités, étudiants, exposants, prestataires, salariés…Nous les remercions tous chaleureusement. Cette nouvelle annulation clôt une année noire dont il faut vite tourner la page. » conclut Alain PAGOT, Secrétaire Général du CT Lyon, le club organisateur.

L’organisation est évidemment bien tristes de décevoir les coureurs car elle aurait tellement aimé tenir tête à ce virus et finir l’année en beauté.

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